Avis du pôle scientifique : Pastille verte. La bonne qualité méthodologique de cette revue systématique dressant une carte des preuves et des lacunes permet de contrôler le risque de biais.
Cet article offre une vision globale et structurée des interventions étudiées dans la DFP. Il aide le clinicien à identifier rapidement les domaines bien documentés et ceux où les preuves sont insuffisantes, facilitant une pratique fondée sur les données actuelles tout en orientant les priorités de recherche.
Synthétiser la qualité de la littérature existante et répertorier les preuves et lacunes concernant les interventions et les résultats étudiés dans les essais randomisés sur la DFP.
- Population : Adolescents et adultes présentant une DFP.
- Intervention : Interventions physiques, éducatives, psychologiques, pharmacologiques ou autres.
- Comparateur : Autre intervention, placebo ou absence de traitement.
- Outcomes : Douleur, fonction physique, qualité de vie, facteurs psychologiques, événements indésirables.
- Study design : Essais contrôlés randomisés inclus dans une cartographie systématique des preuves.
Les interventions physiques représentaient 99 % des études, avec une prédominance des exercices thérapeutiques. Les variables les plus fréquemment rapportées étaient la douleur (≈ 90 %) et la fonction physique (≈70 %). En revanche, la qualité de vie, le sommeil et les facteurs psychosociaux étaient rarement évalués (<10 %).
Environ deux tiers des études présentaient un risque de biais élevé, limitant la solidité des conclusions. L'étude a identifié des clusters de preuves pour les exercices thérapeutiques, le taping et la thérapie manuelle concernant la douleur et la fonction, indiquant que les cliniciens devraient se référer en priorité à la littérature concernant ces paramètres.
Néanmoins, des lacunes concernant les interventions non physiques et le suivi à long terme ont été relevées.

Tableau 1. Synthèse des
interventions et niveaux de preuves
La littérature sur la DFP est largement dominée par les interventions physiques, en particulier les exercices thérapeutiques. Toutefois, la qualité méthodologique reste hétérogène et de nombreuses dimensions cliniques pertinentes sont peu explorées.
Cette cartographie met en évidence la nécessité d’études de meilleure qualité, intégrant des interventions multimodales et des suivis à long terme.
Les cliniciens peuvent, en général, s’appuyer sur les conclusions des articles évaluant l'effet des exercices thérapeutiques et des interventions physiques sur la douleur et la fonction des patients atteint de DFP.
Les résultats soulignent également l’intérêt d’intégrer davantage l’éducation et les approches biopsychosociales dans la prise en charge.