Confirmation des différences d'activations des IJ entre exercices et sprint

Jan 22 / Arnaud BRUCHARD
Dans le cadre d’une étude publiée le 21 janvier 2011, (Prince et al.) qui avait pour but d'analyser la corrélation entre les capacités de production de force pendant le sprint et les exercices de renforcement des muscles ischio-jambiers, leur activité (IJ) pendant le sprint et ces exercices a été à nouveau comparé. Il semble que la capacité des muscles ischio-jambiers à produire une force orientée horizontalement pendant la phase de posture est déterminée par la capacité des muscles ischio-jambiers à produire des niveaux élevés de force excentrique et à être activés à la fin de la phase de swing (Morin et al., 2015 ; Edouard et al., 2018)
Leur étude s’est déroulée sur 14 athlètes d'athlétisme de niveau régional qui ont effectué deux sprints de 50 m maximum et six exercices de renforcement : Exercices nordiques de renforcement des muscles ischio-jambiers sans et avec flexion de la hanche (NHE, NHE90), extension de la hanche en position verticale en modalités isométriques et concentriques (Upright-hip-extension), coup de pied debout (Standing kick) et Slide-leg-bridge.
Van den Tillaar et al. (2017) avaient déjà comparé l'activité des muscles ischio-jambiers et l'angle de pic d'activité de la hanche et du genou pendant les exercices de renforcement et le sprint. Leurs résultats ont montré que même si le sprint et le NHE avaient leur activité maximale à un angle similaire de la hanche et du genou, aucun des exercices isolés (NHE et variations, Standing kick et Slide-leg-bridge) avaient une activité EMG des ischio-jambiers induite >75% pour le semi-membraneux, 65% pour le semi-tendineux, et 40% pour le biceps fémoral de celle mesurée lors du sprint de vitesse de pointe.
Dans cette étude les auteurs ont trouvé une grande variabilité inter-individuelle. Les exercices (en valeur moyenne) ont activé les muscles ischio-jambiers à hauteur de 58% (pour le biceps femoris ou le semi-tendineux) de ce qu'il a soutenu au maximum pendant un sprint. 

Attention, cette étude est de faible échantillon, des athlètes amateurs, sans utilisation d’EMG haute définition (HDEMG) avec risque d’erreurs et pas de rapport BF/ST… Leur objectif était d’établir des corrélations entre les résultats des tests, les niveaux d’activation en comparaison au sprint afin de déterminer des programmes d'entraînement visant à être spécifiques au sprint en termes de production de force horizontale. Mais leurs résultats nécessitent des études futures, sur des sprinters de haut niveau, plus complètes et précises pour clarifier la spécificité des exercices de renforcement des muscles ischio-jambiers visant à cibler les différentes phases du sprint.
Aucun de ces exercices n'a permis d'atteindre des niveaux d'activité EMG similaires à ceux induits par les activités de sprint. 

Conclusion