Effets d'une supplémentation de 14 semaines en bétaïne sur les cytokines pro-inflammatoires et l'état hématologique de jeunes footballeurs professionnels pendant une saison de compétition : un essai en double aveugle, randomisé, contrôlé par placebo

Jul 1 / Victor Oswald
Le football est un sport intermittent intense avec des schémas métaboliques et des mouvements très variés. Le suivi de la charge d'entraînement, de la récupération et des changements de l'état psychologique fournit des informations utiles aux entraîneurs pour gérer les variations d'intensité et individualiser l'entraînement afin de réduire le risque de blessure et le développement du syndrome de surentrainement (non-functional overreaching syndrome - NFOR).

D'autre part, le suivi régulier des hormones endocriniennes peut être utilisé pour avoir des biomarqueurs du stress physiologique qui peuvent influencer la récupération et la performance tout au long de la saison. Plus particulièrement, les changements dans l'hormone de croissance, le cortisol et le rapport testostérone/cortisol, en plus des biomarqueurs du système immunitaire (c'est-à-dire les interleukines), qui ont tous été signalés comme des biomarqueurs fiables qui peuvent illustrer le NFOR chez les athlètes.

En raison de l'entraînement intense, des compétitions et du stress lié aux matchs, les joueurs de football subissent des changements homéostatiques, biochimiques et hématologiques après un match et tout au long d'une saison de compétition. Des effets de grande ampleur ont été signalés pour la réponse inflammatoire et immunologique immédiatement et jusqu'à 72 heures après un match de football. Cette réponse comprend une augmentation du facteur de nécrose tumorale alpha (TNF-α) et des interleukines pro-inflammatoires (IL) produites par les muscles squelettiques, les cellules T et les lymphocytes NK. La cytokine la mieux étudiée qui est liée à l'exercice est l'interleukine-6 (IL-6), qui peut agir à la fois comme une cytokine pro- et anti-inflammatoire, et qui est sensible à la fois à l'intensité et au volume de l'exercice, en plus du stress métabolique et des lésions musculaires. Le TNF-α fait partie de la voie du facteur nucléaire kappa b (NFκB) et est produit principalement par les macrophages en réponse à des lésions du tissu musculo-squelettique. 
Avis du pôle scientifique de Kinesport
Pastille verte
Cet essai clinique randomisé, contrôlé et en double aveugle est un article à faible risque de biais, tous les critères méthodologiques majeurs sont respectés permettant de limiter et contrôler au mieux les biais dans leur étude. Néanmoins, la taille d’échantillon dans chaque groupe étant faible (n=14 et 15), la validité externe (extrapolation des résultats) reste difficile à établir et la même étude à grande échelle serait nécessaire pour généraliser les résultats.